Une psychanalyse contemporaine et jungienne, attentive à ce qui se joue dans la relation, dans l'inconscient et dans les formes parfois encore silencieuses de la vie psychique.
Je pratique la psychanalyse comme un travail qui se construit dans la rencontre.
Une personne arrive avec son histoire, ses relations, ses répétitions, ses conflits, parfois une souffrance devenue trop envahissante, parfois simplement le sentiment que quelque chose ne peut plus continuer de la même manière. Elle arrive aussi avec ce qu'elle ne sait pas encore d'elle-même, avec ce qui n'a pas trouvé de mots, ce qui revient autrement, dans un rêve, une émotion, une sensation, un silence ou une manière d'entrer en relation.
C'est à partir de cette matière vivante que nous travaillons.
Ce qui se construit dans la relationL'analyse ne consiste pas pour moi à appliquer une grille de lecture à ce qu'une personne raconte.
J'écoute ce qui est dit, mais également la manière dont cela apparaît dans la séance : les mouvements, les répétitions, les hésitations, les silences, les changements de rythme, ce qui semble soudain devenir possible ou au contraire se dérober.
La relation analytique participe elle-même à ce travail. Quelque chose peut s'y rejouer, mais quelque chose peut également s'y créer pour la première fois.
Ma place n'est donc pas celle de quelqu'un qui saurait, depuis l'extérieur, ce que l'autre devrait comprendre de lui-même. Je peux proposer une pensée, une association, parfois une interprétation ou une question, mais le travail analytique reste un travail à deux, dans lequel une compréhension ne devient véritablement féconde que lorsqu'elle rencontre quelque chose de vivant chez la personne.
Donner une forme à ce qui n'en a pas encoreUne part importante du travail concerne ce qui ne peut pas encore être clairement pensé.
Certaines expériences ont été vécues sans pouvoir être représentées. D'autres continuent de se manifester sous la forme d'une répétition relationnelle, d'une angoisse, d'un sentiment de vide, d'un conflit ou d'une difficulté à comprendre pourquoi une même situation semble revenir sous des visages différents.
L'analyse permet progressivement d'approcher ces zones de l'expérience, non pour leur imposer immédiatement une explication, mais pour qu'elles puissent acquérir une forme, devenir pensables, être reliées à d'autres éléments de l'histoire et cesser parfois d'agir dans l'ombre avec la même force.
C'est dans ce processus de symbolisation que quelque chose peut commencer à se transformer.
Les rêves et la vie symboliqueMon orientation jungienne donne une place particulière au rêve.
Je ne cherche pas à traduire ses images à partir d'un dictionnaire symbolique ou d'une signification prédéterminée. Un rêve appartient d'abord à celui qui l'a rêvé. Nous pouvons l'approcher à partir de ses images, de ses associations, de son contexte de vie et de ce qu'il vient mettre en mouvement.
Il arrive qu'un rêve fasse apparaître avant la pensée consciente un conflit, une transformation ou une possibilité encore difficile à reconnaître.
Le travail analytique peut alors accompagner ce qui cherche à prendre forme plutôt que décider à l'avance de ce que cette forme devrait être.
Le corps dans l'expérience psychiqueLe corps est également présent dans la séance parce que la vie psychique ne s'en sépare pas.
Une angoisse peut se faire tension ou souffle court ; une période dépressive modifier le rapport au mouvement, au sommeil ou à la vitalité ; certaines expériences être reconnues corporellement avant même de pouvoir être racontées.
Je prête attention à ces manifestations lorsqu'elles apparaissent, sans transformer pour autant l'analyse en méthode corporelle. Le corps constitue une autre voie par laquelle l'expérience peut devenir perceptible.
Lorsque la question devient celle du sensCertaines périodes de l'existence déplacent profondément la manière dont une personne se représente sa vie : un deuil, une séparation, une crise, le vieillissement, un changement professionnel ou relationnel, mais aussi ces moments plus difficiles à nommer où ce qui avait jusque-là organisé l'existence cesse simplement de tenir.
La question n'est alors plus seulement de comprendre pourquoi l'on souffre.
Elle peut devenir : qu'est-ce qui compte désormais pour moi ? Qu'est-ce qui désire encore vivre ? Vers quoi puis-je aller sans reproduire exactement ce que j'ai déjà vécu ?
Ces questions ont leur place dans l'analyse lorsqu'elles émergent du travail lui-même. Il ne s'agit pas de leur apporter une réponse philosophique ou spirituelle, mais d'accompagner la personne jusqu'à l'endroit où sa propre réponse peut commencer à se former.
Une pratique singulièreMa pratique s'est construite au fil des années à la rencontre de la psychanalyse contemporaine et de la pensée jungienne.
Elle accorde une place centrale à la relation analytique, aux processus inconscients, au rêve et à la symbolisation. Elle reste également attentive au corps, au sens et à la manière singulière dont chacun traverse son existence.
Je ne cherche pas à conduire une personne vers une forme déterminée de changement.
L'analyse ouvre plutôt un espace dans lequel elle peut reconnaître ce qui se répète, approcher ce qui était demeuré sans mots, entendre autrement ce qui se manifeste en elle et retrouver une liberté de mouvement là où quelque chose semblait jusque-là figé.
Chaque analyse invente ainsi son propre chemin.
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